Historique de la chaux

L’homme qui vient de découvrir le feu, s’aperçoit que les pierres
utilisées pour les foyers se désagrègent à la chaleur, puis se lient
sous l’action de l’eau et finissent par durcir progressivement au
contact de l’air…Ainsi naît la chaux, naturellement, sous l’action de
trois éléments: le feu, l’air, et l’eau. Les premières traces de la
fabrication de la chaux remontent à la préhistoire. Elle était utilisée
comme liant dans les constructions. L'avènement de la chaux a marqué un
tournant dans l'histoire de l'architecture en permettant le
développement de l'espace d'une manière durable (c'est à dire en se
passant du bois). Dès le VIe siècle avant J.-C., période néolithique,
toutes les civilisations connaissent l'utilisation de liants à bâtir
(chaux ou plâtre) : Mésopotamie, Amérique...les murs de la ville de
JERICHO bâtis en briques de terre crue, étaient enduits à la chaux;
pour la grande muraille, les chinois se sont servis de la chaux pour
stabiliser les terres; au Maroc, en Perse, des terrasses, assurant une
bonne étanchéité, étaient constituées d'un mortier d'argile, de chaux
et de paille. Les grecs et les romains créèrent les liants hydrauliques
en additionnant à la chaux des matières pouzzolaniques réussissant
ainsi à améliorer la qualité de leur mortier de chaux et en en faisant
leur matériau de construction principal. Les Romains ont démontré des
trésors d’ingéniosité pour réaliser des mortiers pour des ouvrages
aussi différents que : habitat, ponts, routes, citerne, adduction
d’eau, décoration. L’adjonction de pouzzolanes ( poudre de roche
volcanique ) à la chaux aérienne permet d’améliorer naturellement ses
propriétés de résistance aux intempéries, aux sels, en créant une
hydraulicité latente qui contribue au développement de résistances
mécaniques comparables à celles des liants hydrauliques sans en avoir
les inconvénients. Ils inventent l'architecture moderne.
A cette
même époque, les civilisations méditerranéennes emploient aussi la
chaux dans les enduits et décorations : peintures, stucs et ornements.
Du monde byzantin au monde musulman, le matériau est présent dans les
ouvrages de revêtement. A l'époque médiévale, l'Occident chrétien
continue de bâtir et de décorer en utilisant la chaux. Au XVe siècle la
chaux servait aussi dans la réalisation de fresques, donnant lieu à des
traités alliant esthétique et technique, art et métier. Du XVIIe au XIX
siècle, les travaux de recherches sur les chaux sont abondants. Dans le
domaine de la fabrication de la chaux, deux points sont fréquemment
étudiés : la cuisson et les modes d'extinction. Dans le domaine des
propriétés et de l'amélioration des performances des matériaux,
l'hydraulicité occupe les savants. Les recherches concernent tous les
points de la chaîne de fabrication et d'emploi : les carrières, les
fours, le durcissement sous l'eau de la chaux. L'émergence du
savoir-faire empirique débouchera en 1824, à Portland (Angleterre), sur
la mise au point du premier ciment, père et modèle d'une longue lignée.
Les chaux naturelles se divisent en deux catégories :

Préparation
de la chaux. Les chaux aériennes éteintes pour le Bâtiment (CAEB ou CL
Calcium Lime, ou DL : Dolomie Lime): obtenues par cuisson d'un calcaire
très pur, renfermant moins de 3 % d'impuretés siliceuses (argiles...)à
une température voisine de 1OOO°C - exemples: C.A.E.B Balthazar et
Cotte. Elles font leur prise lentement, par carbonatation, c'est-à-dire
en absorbant le gaz carbonique de l’atmosphère qui se fixe dans le
mortier recomposant exactement le calcaire d'origine. On les trouvent
sous différentes appellations : CAEB (chaux aérienne éteinte pour le
bâtiment), CL (calcic ou calcium lime), DL (dolomie lime), CL90, chaux
ayant un contenu élevé en calcium (Chaux Aérienne provenant d’un
Calcaire pur à plus 98 %). CL80, chaux ayant un contenu élevé en
calcium. CL70, chaux ayant un contenu élevé en calcium. DL85,
dolomitique calciné. DL80, dolomitique calciné.(Chaux provenant d’un
calcaire dolomitique. Chaux Aérienne pure aussi à 98 %, mais provenant
de la cuisson de coquillages et de coraux uniquement). hydroxyde de
calcium Ca(OH)2, chaux éteinte, fleur de chaux… les pré-norme
européenne classent les différant types de chaux et de dolomites
qu’elle désigne comme des «chaux de construction» selon leur contenu en
oxydes de calcium et de magnésium. Sa résistance mécanique est de 30
kg/cm² à 28 jours. L'appellation chaux grasse est réservée à la chaux
en pâte.
Les chaux hydrauliques naturelles NHL ( Natural Hydraulic
Lime) ou
XIIN:
Obtenues par cuisson d'un calcaire renfermant quelques impuretés
(silicates, aluminates, composés de magnésium 3 % ou plus) avec une
addition éventuelle de produits dits "améliorants" (grappiers, clinker,
laitiers, pouzzolanes) exemple : chaux blanche Lafarge (avec additif de
ciment blanc) chaux de St Astier. Leur hydraulicité est légère :
la prise se fait en quelques heures au contact de l'eau, puis
continue à l'air. Les pré-normes européennes classent les différant
types de chaux hydrauliques, selon leur résistance à la compression au
bout de 28 jours, mesurée en Newton par millimètre carré, ou en
mégapascal par cm2.Leur résistance mécanique (toujours à 28 jours)
s'échelonne entre : 20 et 40 kg/cm² pour les NHL2 (8% de silice); 35 et
100 kg/cm² pour les NHL3,5 (10% de silice), 50 et 150 kg/cm² pour les
NHL5 (12% de silice)L’argile siliceuse se combinant au calcaire à la
cuisson, provoque une vitrification naturelle de la chaux. Plus la
résistance à la compression est élevée, plus la chaux est dure, et plus
elle sera cassante et grise. Le Calcaire siliceux est cuit aux
alentours de 1 030 °C. Elles présentent des avantages notamment pour
les lieux humides : soubassements, fondations, bétons, dallages, caves,
partout où il y a de l'humidité (la prise va consommer de l'eau, et
celle-ci sera évacuée sous forme de vapeur). Elles peuvent être
utilisées en bâtardage avec la chaux aérienne, pour profiter des
avantages de l'hydraulicité. La chaux aérienne constitue par conséquent
le liant de base pour toute entreprise de restauration/réhabilitation.
Les Chaux Hydrauliques Artificielles (XIIA):
Les XHA ne sont pas des chaux, mais des ciments. Ils sont
produits à partir de clinker Portland et ne contiennent pas de chaux à
l'état libre, la perméabilité à la vapeur d'eau des enduits réalisés à
base de XHA est très faible, comparable à celle des enduits aux ciments.
Exemple: Chaux belledone, Télur, chaux grappier, etc.
Fabrication de la chaux

La
chaux est obtenue à partir d'un calcaire très pur extrait de carrières.
Traditionnellement, l'extraction était manuelle (pics, pioches...). Le
four qui se situait à proximité de la carrière limitait les transports.
Certains gisements, exploités par le passé, le sont encore parfois de
nos jours : c'est toujours le cas en Inde pour le calcaire maritime
(coquillages, coraux)... Aujourd'hui, pour faciliter l'extraction de la
roche, on utilise des explosifs : on procède au tir de mine. Les blocs
obtenus sont déposés dans des bennes par des pelles mécaniques, puis
transportés vers les ateliers de préparation. Dès lors débute leur
transformation. Le concassage, le criblage, le calibrage. Cette étape
consiste à concasser et à cribler les blocs, afin d'obtenir une
grosseur de pierres compatible avec le four utilisé. Les fours
verticaux requièrent une fourchette de calibre de 20 à 140 mm, contre 5
à 40 mm pour les fours rotatifs. La cuisson ou calcination. Deux types
de fours sont employés dans l'industrie pour la cuisson du calcaire :
le four vertical et le four rotatif. L’extinction de la chaux est le
passage de la chaux vive à la chaux éteinte par le phénomène
d'hydratation. A l'issue de cette opération, sa masse volumique
augmente ; c'est le "foisonnement" (résultat d'un changement de
structure moléculaire et de la formation d'aiguilles d'hydrate de
chaux). L'extinction : on mélange la chaux vive avec de l'eau. Il
existe diverses méthodes. La méthode par arrosage manuel consiste à
ajouter la quantité exacte d'eau nécessaire à l'extinction. La réaction
étant exothermique, il en résulte alors un important dégagement de
chaleur qui engendre parfois des projections (dans le cas de blocs de
chaux). Certaines particules de chaux peuvent malgré tout rester vives.
Il suffit alors de stocker la chaux obtenue dans une fosse fermée
humide : les grains de chaux vive s'éteindront par extinction
spontanée. La méthode traditionnelle par immersion consiste à tremper
les blocs de chaux dans l'eau, les égoutter et les stocker pour laisser
se terminer l'extinction. L'incorporation de la chaux doit se faire
avec précaution, la réaction exothermique pouvant entraîner projections
et bouillonnements.
Ces deux procédés fournissent de la chaux
éteinte sous forme de poudre. L'extinction spontanée : on soumet la
chaux vive à l'action lente et continue de l'air. La vapeur d'eau
présente dans l'atmosphère permet l'extinction. L’extinction par fusion
(ou extinction ordinaire) consiste à mettre la quantité d'eau utile
afin d'obtenir une bouillie épaisse (chaux en pâte). La quantité d'eau
ajoutée doit être précise afin d'éviter de brûler la chaux (formation
de grumeaux) ou de la noyer (mauvaise consistance). Pour vérifier le
degré d'extinction de la chaux, il suffit d'enfoncer un bâton dans le
bassin :
"Si la chaux qui s'y attache est gluante, l'opération
est bonne ; si elle ne s'y attache pas, si elle coule, la chaux est
noyée : si une espèce de fumée ou de poudre tient au bâton, la chaux a
probablement été brûlée."
Louis BOUCHARD-HUZARD traité des constructions rurales et de leur disposition, 1868.
"Pour
déterminer la quantité d'eau strictement nécessaire, on prendra un
fragment de chaux vive que l'on pèsera exactement, et qu'on mettra
ensuite dans le fond d'un verre ou tout autre vase ; on versera dessus
un volume d'eau quelconque, mais plus que suffisant pour éteindre la
chaux ; lorsque l'eau aura produit son effet, la chaux éteinte en
bouillie sera au fond du vase et recouverte de l'eau surabondante
encore liquide. On décantera cette eau et l'on pèsera la bouillie: on
retranchera de son poids celui de la chaux vive et la différence fera
connaître la quantité d'eau absorbée par la chaux : c'est exactement la
quantité que l'on devra employer pour l'extinction et il sera bien
facile de la déterminer en volume, soi par le calcul, soit par une
expérience directe." Valentin BISRON, Manuel théorique et pratique du
chaufournier, 1836.

Pour
une utilisation commode et la plus diverse possible, la chaux éteinte
est plus fréquemment produite sous forme de poudre. La chaux vive est
broyée et introduite en continu en même temps que l'eau dans un
malaxeur appelé hydrateur. L'eau permet l'hydratation mais elle aide
également à l'évacuation de la chaleur issue de la réaction. A la
sortie de l'hydratateur, la chaux est tamisée par des séparateurs,
sorte de ventilateurs qui effectuent un tri : Les particules les plus
fines, les plus pures et à la teneur en chaux éteinte la plus élevée
constituent la fleur de chaux. Les refus de séparateurs (impuretés,
sur-cuits, incuits...) sont éliminés. La chaux éteinte est tamisée puis
stockée en sac ou en vrac. Pour les chaux hydrauliques, l'extinction de
la chaux vive se réalise à plus de 120°C, afin d'éviter l'hydratation
des silicates et des aluminates. On conserve alors les propriétés
hydrauliques. L’extinction permet d'obtenir 2 types de chaux éteintes :
en poudre et en pâte. La Chaux Hydraulique Naturelle est cuite vers 1
030 °C, et laisse le mur respirer à la différence du ciment,
assainissant ainsi l’intérieur des maisons.
Fabrication du ciment
Le composant principal des ciments industriels actuels est le clinker, appelé aussi "scorie".
Le
clinker résulte de la cuisson à 1 450° C de 80 % d’un mélanges de
calcaire et de 20 % d’argile , appelés " crus ". L'argile, composée
principalement de silicates d'alumine, se fragmente sous l'effet de la
chaleur en ses constituants : silice et alumine. Ceux-ci se combinent
ensuite à la chaux provenant du calcaire pour donner des silicates et
des aluminates de chaux. Au cours de la cuisson, de profondes
modifications chimiques des constituants du cru se produisent. En
premier lieu apparaît une émission de ferro-aluminate tétra calcique,
de consistance pâteuse ou liquide. Lorsque le fer est épuisé par cette
réaction, il se forme de l'aluminate tricalcique fondu. Ces deux corps
fondus constituent le liquide des fours à ciment. Celui-ci dissout la
silice et la chaux qui se combinent alors et cristallisent sous forme
de silicates de chaux. Ce phénomène progressif constitue la
"clinkérisation". Le clinker obtenu est ensuite moulu dans des broyeurs
à boulets : grands cylindres métalliques horizontaux, rotatifs, et à
moitié remplis de boulets d'acier. Le clinker est broyé, après ajout de
gypse (de 3 à 5 %), pour donner le ciment. L'addition de ce constituant
a pour but de régulariser la prise du ciment (notamment pour ceux qui
contiennent beaucoup d'aluminate tricalcique). Sans gypse, la prise
serait irrégulière et pourrait intervenir trop rapidement. Mais grâce à
ce gypse, le début du durcissement du ciment s'effectue environ une
demi-heure après le début de l'hydratation.
Différences entre la chaux et le ciment.
La chaux est un liant minéral naturel extrait de roche
sédimentaire utilisable après cuisson dont le durcissement est obtenu
exclusivement avec l'air, le support respire. Le ciment est un liant
minéral artificiel utilisable après plusieurs cuisson et qui est
constitué de plusieurs composants dont la prise est obtenue avec l'eau,
le support ne respire plus.
Désormais, nous savons d’où provient la chaux. La chaux est un liant,
une colle pour fabriquer des mortiers, des enduits ou de la peinture.
Il est impossible d’appliquer des liants directement sur des surfaces.
La chaux et le ciment se fissureraient en séchant et ne
servirais plus à souder les éléments entre eux. La chaux doit être
accompagnée de charge et d’adjuvants pour correspondre exactement à
l’utilisation et aux qualités souhaitées.
Les charges et agrégats des enduits à la chaux.
Le sable est l’ossature de votre enduit. Il en est aussi le facteur
esthétique, la coloration de l’enduit dépend de la teinte du sable que
l’on mélange à la chaux plus ou moins blanche, de par sa transparence.
C’est un élément indispensable à la construction et aux enduits de
chaux. Attention, plus il y a de présence d’argile ou de fine dans le
sable plus votre enduit sera fragile, les sables argileux, plus riches
en silice, provoquent une fragilisation des enduits à base de NHL,
étant donné que la silice cuite est déjà une constituante de base de la
Chaux Hydraulique Naturelle, ce qui peut entraîner en séchant des
fissures, donc, faites des essais préalables afin de vérifier le sable.
Le sable sera exempt d'impureté chimique ou organique susceptible de
rentrer en réaction avec le liant et d'affaiblir l'accrochage.
« Or, dans la maçonnerie de moellons, d’abord il faut
s’enquérir du sable. Qu’il soit propre au corroyage du mortier et ne
contienne pas de terre mélangée. Or, les genres des sables de carrière
sont ceux-ci ; le noir, le blanc, le rouge, le tuf noirâtre. Parmi eux
celui qui, frotté dans la main sera criant sera excellent. Au
contraire, celui qui sera terreux n’aura pas l’âpreté (du son). De même
le sable terreux, jeté sur une étoffe blanche, puis chassé par secousse
ou par choc : s’il ne l’a pas souillé et que la terre n’y soit pas
restée, il sera convenable. S’il n’y pas de carrière d’où le sable
puisse être extrait des cours d’eau ou provenant du gravier. Celui qui
provient du rivage de la mer, a dans la maçonnerie a les défauts
suivants : il sèche difficilement et le mur ne comporte pas une
exécution qui fait croître la charge d’une manière continue, mais doit
se reposer par intermittence, et ne résiste pas à l’effort des voûtes.
Et le sable marin, en plus de cela, a encore un inconvénient, les
parois lorsque des enduits leur auront été appliqués dessus rejettent
la salure, détachant la croûte d’enduit. Au contraire des sables de
carrière employés en maçonneries sèchent rapidement. Et les enduits se
maintiennent. Et les maçonneries résistent à l’effort des voûtes : mais
seulement ceux qui sont récemment extraits des carrières ; si en effet,
après leur extraction, ils séjournent trop longtemps, brûlés par le
soleil, la lune et la brume ils se désagrègent et deviennent terreux. À
cet état, lorsqu’ils sont incorporés à la maçonnerie, ils ne peuvent
maintenir les moellons, car ceux-ci s’écroulent et tombent et les
parois ne peuvent supporter les charges. Par contre, ces sables de
carrière récemment extraits ont dans les maçonneries de si grands
avantages a contrario dans les enduits ne conviennent pas. La chaux
ayant de la paille mêlée à sa patte ne peut, à raison de la violence de
sa prise, sécher sans fente dans les enduits. Au contraire, les sables
de rivière, à raison de leur ténuité, prennent dans les enduits, comme
le béton damé, de la solidité sous, les coups de battes ».
D’après
Vitruve architecte romain du Ier siècle avant J.-C.

"les 10
livres de Vitruve " traduit du latin en français moderne
:
Accès au site
Important
: Proscrire les sables comme charge pour la réalisation d'enduit de
finition fine, de type glacée (stucco Italien, marmorino, tadelakt,
etc…) des moirages au talochage, surtout dans les teintes pastel,
apparaissent à l'application. Remplacer le sable par du marbre du type
de carrare. Le marbre blanc de carrare - Matériau privilégié permettant
la réalisation d'enduit décoratif du plus bel aspect - Particulièrement
adapté pour l'intérieur. On peut utiliser du marbre colorés ou de la
pouzzolanes naturelles d'origine volcanique (mélange d'alumine, de
silice, de chaux et de fer) mais aussi de la pouzzolanes artificielles,
La poudre d'argile cuite, La brique terre cuite pilée (tuileau romain),
les scories métallurgiques et Les terres ocreuses peuvent être utilisés.
La quantité d'eau
Un manque d'eau entraîne une mise en œuvre difficile, des manques
d'adhérences du mortier induit par une carbonatation incomplète (manque
d'acide carbonique), un farinage.
Trop d'eau provoque un retrait trop important à l'évaporation
entraînant des faïençages.
La quantité d'eau nécessaire à la réalisation des mortiers varie selon
l'humidité, le sable choisi, la température et l'humidité ambiante.
Les adjuvants
Les adjuvants sont des produits ajoutés dans les mortiers en faible quantité afin d'en améliorer leurs propriétés.
Bière, vin, vinaigre : Améliore la carbonatation. Améliore la résistance au gel.
L'huiles
de lin / d'olive Retarde la prise de l'enduit liée à une évaporation
trop rapide de l'eau, et facilite la mise en œuvre, améliore la
résistance au gel, diminue le retrait.
Attention au jaunissement,
surtout pour l'huile de lin. Les colles de peau Retarde la prise,
facilite la mise en œuvre, rend le mélange plus souple. Améliore les
qualités mécaniques et physiques. Le sucre Retarde la prise. Le savon
améliore la compatibilité des composants entre eux. Le suif, graisse
animale Améliore l'étanchéité de l'enduit à l'eau. La méthyle de
Cellulose retarde la prise de l'enduit liée à une évaporation trop
rapide de l'eau (colle à papier-peint), facilite la mise en œuvre.
Attention
à la température de la mise en œuvre de l'enduit : les méthyles sont
sensibles au froid. L'alun Aide à la fixation des pigments. Les
quantités de produits à adjoindre dans les mortiers sont très
variables. Leur détermination nécessite une expérience et un
savoir-faire car il s'agit de prendre en considération les conditions
de la mise en œuvre, le support, les qualités des agrégats, la
température et l'humidité ambiante, le choix du type de chaux, le
support...